Exposition « Punctum Perspective » (… منظور بالنقاط) de Oumayma Abouzid

Pour Oumayma Abouzid, le point de départ de l’exposition Punctum Perspective est simplement le centre de l’espace où ses œuvres sont nées et montrées pour la première fois. Au milieu de L’appartement 22, l’artiste projette la maquette de son exposition idéale. Elle réalise cette maquette en carton comme la matérialisation en miniature d’une vision à construire, d’un rêve à poursuivre et d’une utopie à partager. Le centre de gravité qui maintient en équilibre la constellation de ses œuvres est cette conscience de quelque chose qui est en l’être-artiste, sans pour autant pouvoir la nommer dans d’autres formes de langage que celui de la pratique du tracé point par point, sur la surface de l’oeuvre et dans l’espace qui les entoure. L’être humain de l’âge anthropocene aurait perdu un des sens qui relie les êtres et les choses, dont celui de la vision, qu’on trouve encore dans les civilisations maya et amazighe, et qui a pour fonction de voir plus loin que la perspective optique de la vue. Si les Mayas construisaient une illustration de leur vision de l’univers dans l’architecture et la gravure, les Amazighes portent cette conception dans la poésie et la musique. C’est avec cette conscience que l’artiste Oumayma Abouzid adopte la performance comme poésie du corps, ici et maintenant, et le chant comme récital au-delà du temps et de l’espace concret.
Oumayma peint avec toute son énergie. Elle procède par élans (الجهد) pour relier les points imaginaires en reflets sur la surface bien réelle de la toile. Si les compositions créées par l’énergie de ses punctum semblent être le résultat de répétitions, jamais un point n’est la copie d’un autre. Chaque point est un pas d’avance sur le précédent, comme dans la course libre (العدو الريفي). Elle peint les émotions par les émotions, et la peinture se matérialise comme projection intuitive pour connecter corps et âme. Une tentative de créer des traces qui résistent à la séduction des formes de représentations du monde visible. (Abdellah Karroum, Directeur artistique)
History of L’appartement 22:

L’appartement 22 is an independent space for art founded by curator Abdellah Karroum in Rabat in 2002. Most of L’appartement22’s projects are conceived specifically for the space, namely in the context of artists’ residencies that have been continuously developed since 2002. Exhibitions, publications and encounters are dedicated to the Generation 00* artists from Africa and all continents. L’appartement 22 was invited as a non-profit space in numerous encounters and festivals, such as MoMA New York conference on North Africa and Middle East (2006), SUD in Cameroun 2007, Marrakech Biennale and Freize Art Fair 2007, and Gwangju Biennale in Korea in 2008. After 5 years of existence, L’appartement22 has opened itself to new propositions and functions collectively and cooperatively, engaging with international curators and artists. L’appartement22’s new project: The R22 art radio. The R22 radio program live from exhibition projects in Brussels, Dakar, Dubai, Gwangju, Marrakech, Medellin, Palermo, Cotonou and the Rif Mountain. Since 2011, L’appartement 22’s program is curated by members of the Curatorial Delegation (CD), using the physical space in Rabat as a meetings places while artistic projects are produced in places of exploration around the world. The initial exhibition space becomes a place for documentation, research and archive* on Generation 00, its issues and networks, and on L’appartement 22 projects since its creation.
Programmes de L’appartement 22

« Nouveaux souffles, part 1 », exhibition view at L’appartement 22, feb. 2026.

///// Exposition | Mounir Fatmi, 100 mètres à vol d’oiseau, L’appartement 22 – Rabat, 2023.
http://www.mounirfatmi.com/works.html

